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Florence et Peillon rachetée, encore 51 postes supprimés

Le tribunal de commerce a validé le rachat de la fonderie d’aluminium Florence et Peillon par le groupe stéphanois GMD. Un rachat sous condition puisque GMD ne garde que 180 postes sur le site vaudais.

Florence et Peillon change une nouvelle fois de mains. La fonderie d’aluminium sous pression vient d’être rachetée par GMD, groupe stéphanois spécialisé dans le découpage-emboutissage, la tôlerie, l’intégration, la fonderie d’aluminium et même la plasturgie depuis 2006. Et en termes de rachat d’entreprises en difficulté, GMD n’en est pas à ses débuts. Le groupe, dirigé par Jean-Jacques Fournel, possède en effet aujourd’hui 40 sites dont 5 à l’international et dégage un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros. Parmi ses dernières acquisitions, il faut citer le groupe Rencast, devenu Eurocast, qui possède un site à Reyrieux dans l’Ain. Pour Florence et Peillon, l’affaire s’est déroulée devant le tribunal de commerce de Nanterre le 17 juin, où GMD s’est retrouvé seul candidat en lice, après le retrait du Hollandais Brabant, ancienne société sœur de Florence et Peillon à travers le groupe Euralcom. Dans les propositions de GMD, la reprise de 180 postes sur site et 6 contrats d’offres de reclassement. Sur un effectif global de 237, il y a donc eu 51 suppressions de postes. Un rachat qui laisse amer Amir Mohamed-Habidou, délégué syndical CGT et élu au comité d’entreprise : “Brabant s’est retiré car il n’avait pas eu les bonnes informations sur notre société. Du coup, GMD s’est retrouvé seul et on n’a pas eu de contre proposition”. Et de craindre, à terme, le regroupement sur le site d’Eurocast à Reyrieux. “Ce n’est pas dans notre stratégie, répond Jean-Jacques Fournel. Il y a effectivement deux sites à une trentaine de kilomètres l’un de l’autre, mais nous sommes d’abord des industriels. Nous sommes pour l’autonomie des sites, tout en ayant des fonctions transverses, afin d’être plus réactifs. Et je crois que nous avons toute notre place dans le quartier du Carré de Soie”. Pour le directeur général de GMD, Florence et Peillon apporte à son groupe – malgré une dette importante (près de 6 millions d’euros en 2009) et un chiffre d’affaires qui a baissé de près de la moitié – “un savoir-faire sur certaines pièces moyennes très techniques”. Et le nouveau patron de la fonderie vaudaise espère inverser le résultat négatif au premier trimestre 2011.Des paroles qui se veulent rassurantes, dans un contexte difficile. Mais d’après Amir Mohamed-Habidou, les effectifs vont encore diminuer : “Dans trois ans, on sera un peu plus de 130 dont seulement 80 salariés en emplois directs”. Et de regretter “le temps où il y avait plus d’hommes que de machines. Aujourd’hui, les ateliers sont presque vides, des machines sont à l’abandon et des homme sont sans travail”. Le 21 juin, Florence et Peillon est devenue FP Alu.
 E.G

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