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Grappinière et Petit-Pont : la Zac présentée dans le détail
La dernière assemblée générale de quartier avant l’été s’est tenue le mercredi 16 juin à la salle Jean-Moulin.
Depuis le début de ce cycle de rencontres avec le maire, Bernard Genin, 400 personnes ont pu débattre et s’informer sur l’avenir de leur quartier et au-delà, de toute la commune. Pour les habitants de la Grappinière et du Petit-Pont l’assemblée leur a permis de découvrir le futur visage du quartier dessiné par une Zone d’aménagement concerté (ZAC). Ils ont également fait part de leurs préoccupations sur le stationnement, les transports ou encore les risques d’inondation lors des fortes pluies.
Centre commercial, espaces verts et logements
La Zone d’aménagement concerté (ZAC) a occupé la majorité des échanges. Bernard Genin a présenté les différents aménagements prévus et un échéancier, forcément provisoire. A l’Ouest de la zone l’espace Noëlle Grégoire va être totalement transformé. “On y trouvera dès 2012 des aires de jeux pour les petits, un terrain multisports, des jardins partagés et même une vaste prairie”, a décrit le maire, ajoutant, face aux réticences d’un habitant, que dans le projet initial les jardins partagés couvraient la quasi totalité de l’espace. “Nous avons fortement réduit leur place après avoir réfléchi avec les habitants et les associations du quartier” , a-t-il précisé. Autre aspect incontournable de la ZAC, et qui a suscité de nombreuses questions : le centre commercial. Le projet, qui doit être mené par le Grand Lyon a pris plus d’un an de retard puisque la collectivité doit acquérir l’actuel centre. Aucun accord n’ayant été trouvé avec son propriétaire, la vente ne pourra intervenir qu’en 2011, a l’issue d’une procédure administrative. Alors, Grand Lyon habitat pourra construire un bâtiment d’habitations sociales de quatre étages, le long du terminus du C3, dont le rez-de-chaussée sera occupé par 1000 mètres carrés de commerces. Un des actuels commerçants a d’ailleurs évoqué les critères de choix des enseignes du nouveau centre. “Le Grand Lyon vous contactera. Si vous ne pouvez pas l’intégrer, des dédommagements seront prévus” , lui a assuré le maire. Avant qu’une riveraine n’insiste : “Quels types seront conservés ? Car les habitants aussi ont des demandes ! ” Réponse de Bernard Genin : “Une étude a été menée, en prenant en compte le développement du commerce au village et les évolutions du centre commercial du Mas du Taureau. Elle préconise que l’on retrouve bar, salon de coiffure, boucherie, tabac-presse, boulangerie et pharmacie”.
Livré en 2014, ce nouvel équipement permettra de détruire l’actuel centre commercial. Où, d’ici 2016, un autre immeuble de 60 logements, toujours sociaux, sera construit, le rez-de-chaussée étant occupé par des activités économiques.
Par souci de mixité sociale, 16 maisons individuelles économes en énergie seront construites en 2012 le long de la digue et proposées en accession à la propriété. Tout comme le troisième programme immobilier qui donnera sur la place centrale aménagée le long de l’avenue Jean-Moulin et de la rue du Général Charles-Delestrain, un Nord du centre commercial.
La ZAC comprend également un volet scolaire. Pour la rentrée 2012, l’école maternelle et le restaurant du groupe scolaire Henri-Wallon seront reconstruits à proximité de l’actuel bâtiment principal. Un investissement de plus de 7 millions d’euros qui intègre un surcoût lié à une démarche environnementale. Une réhabilitation de l’école élémentaire est ensuite prévue. Et dans les deux cas avec créations de classes à la clef. Par ailleurs trois rues devraient naître pour desservir les nouveaux logements et améliorer l’accessibilité du quartier. Un parvis sera aménagé devant les équipements publics, comme le centre social Georges-Lévy. Côté déplacement doux, la piste cyclable de l’avenue du 8 mai 1945 sera prolongée jusqu’à l’avenue Henri-Barbusse.
Enfin 2010 verra la résidentialisation des bâtiments C,D,E,C’, F et G de la Grappinière, avec rénovation de l’ensemble des halls d’entrée, recomposition du stationnement et création en pieds d’immeubles de jardins partagés collectifs.
“Pas facile de se garer”
Le stationnement : gros sujet de préoccupation pour les riverains. Une automobiliste assurant par exemple “avoir de plus en plus de mal à garer sa voiture”. Pour le maire, la ZAC de la Grappinière va permettre de créer de nouveaux stationnements avenue Jean-Moulin. A horizon 2013, tous les abords des immeubles de Grand Lyon Habitat disposeront de nouveaux emplacements. “Et puisque la ZAC prévoit la création de trois rues pour desservir les nouveaux bâtiments, Le nombre de places va augmenter puisque ces dernières en comprendront”, a ajouté Bernard Genin. Qui a dû également répondre aux plaintes des habitants sur les stationnements gênants et les épaves. “Les bailleurs peuvent les signaler à la police. De plus, ici comme au Mas, une Unité territoriale de quartier (Uteq) est sur le terrain jusqu’à une heure du matin” , a-t-il ajouté.
Améliorer et prolonger les transports en commun
Le quartier situé au Nord de Vaulx est déjà desservi par le trolleybus C3. Pourtant les habitants, comme le maire, ont avancé des pistes pour améliorer la connexion de la Grappinière aux autres parties de la ville, mais aussi de l’agglomération. “Le Sytral a accepté de mener des études sur le prolongement du tramway T1 de la Doua au centre-ville de Vaulx” , a assuré Bernard Genin. Face aux remarques des habitants sur le manque de régularité du C3, il a évoqué la possibilité, à long terme, d’y remédier en réservant un site propre à la ligne à Lyon et Villeurbanne. “Et pourquoi ne pas le prolonger jusqu’au village” , a-t-il complété.
Pourquoi détruire la digue ?
“On parle de risque majeur d’inondation et la digue va être en partie détruite. C’est contradictoire” , a lancé un habitant. “Avec la construction de la rocade, elle n’a plus la même utilité. L’autoroute joue ce rôle. Alors effectivement pour pouvoir réaliser le projet de ZAC on va détruire une partie de la digue. Mais j’insiste : elle est devenue inutile” , a rétorqué le maire.
Les réhabilitations peu judicieuses ?
“Je ne conteste pas les nouveaux espaces des poubelles des bâtiments K, L et M, mais de les avoir mises au soleil…” , a regretté un locataire. "Ici Bernard Genin, la ville n’étant pas le bailleur des immeubles, n’a pu qu’expliquer que son seul levier était la persuasion. Nous avons déjà rencontré Grand Lyon Habitat, et nous le referons. Pourquoi pas d’ailleurs organiser une visite sur place, où vous seriez conviés ?” , a-t-il enfin proposé.
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