La mobilisation contre la réforme prend de l’ampleur
Le 24 juin, les manifestations ont fait le plein à Lyon et partout en France. Le gouvernement, à quelques détails près, campe sur ses positions, alors que les syndicats ont annoncé une nouvelle action à la rentrée.
Maintient de l’âge légal du départ à la retraite à 60 ans, recherche de nouveaux financements, notamment en taxant les revenus financiers ou une véritable prise en compte de la pénibilité de certains métiers… Les messages des manifestants étaient clairs, jeudi 24 juin. Pour cette nouvelle journée de grève et de mobilisation contre la réforme des retraites du gouvernement, plus de 25 000 manifestants selon les syndicats ont gonflé les rangs du défilé lyonnais. Jeunes, retraités, employés du public comme du privé, ils étaient de l’avis général beaucoup plus nombreux que lors de la précédente mobilisation à battre le pavé. Entre la Manufacture des tabacs et la place Bellecour, les troupes vaudaises accueillaient notamment de nombreux enseignants, agents territoriaux, élus et quelques entreprises. Tous s’accordaient à dire que la réforme des retraites est une “attaque contre les salariés et le système solidaire par répartition”. De son côté, Gérard Desvignes, responsable CGT des municipaux de Vaulx, voit dans la réforme, la volonté de “revenir au système par capitalisation alors que l’on voit ce que cela a donné en 1929 !”. Pas besoin d’être encarté pour manifester. Ainsi Muriel, Atsem à Henri-Wallon, regrette-t-elle que l’on “prenne encore aux petits au lieu de trouver d’autres formes de financements”, ajoutant qu’elle était là “en tant que citoyenne, car je pense à moi mais surtout à mes enfants !”. Nationalement, la mobilisation a été toute aussi forte. Les syndicats évoquant 2 millions de manifestants. Le gouvernement reviendra-t-il donc sur ses plans ? Dès le lendemain, François Fillon, Premier ministre, annonçait poursuivre sa réforme en l’état, n’évoquant des négociations possibles que sur des détails, comme la pénibilité. En tout cas, au milieu des banderoles, on était loin d’être défaitistes, bien décidés à se faire entendre, pour que la réforme du gouvernement soit “mise à la retraite” et laisse place à un véritable débat. Histoire de maintenir la pression, les syndicats, rejoints par F0, on annoncé mardi 29 juin, une nouvelle action pour le mardi 7 septembre. S.L

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