Journal / Actualités /
La proximité en question aux Noirettes et aux Grolières
Les habitants des Noirettes et des Grolières ont interrogé le maire sur les questions de cadre de vie, de stationnement ou encore de propreté.
Peu de monde à l’assemblée générale de quartier des Grolières et des Noirettes, le 19 mai, “certainement à cause d’un problème dans la distribution des invitations ”, relevait une habitante. Aux personnes qui avaient tout de même fait le déplacement jusqu’au LCR des Grolières, le maire Bernard Genin a rappelé ce qui a déjà été fait. Notamment aux Grolières où le quartier a complètement été restructuré : 247 logements démolis, 378 réhabilités, des constructions nouvelles en petit collectif et un établissement d’accueil du jeune enfant, la création de nouvelles voiries, l’amélioration de l’offre de stationnement, des espaces extérieurs tels que place, aires de jeux et terrain multisports.
Aux Noirettes, il s’est agi d’améliorer la propreté des espaces extérieurs, d’engager une réflexion pour coordonner l’action de tous face aux problèmes de tranquillité, d’améliorer le stationnement (signalisation, traçage des places) et de renforcer la maintenance du mobilier et l’entretien des espaces extérieurs.
Reste, pour ces deux quartiers, à renforcer l’offre de transports en commun, avec le prolongement du tramway T1 depuis La Doua jusqu’au centre-ville en passant par Saint-jean Villeurbanne et le Mas du Taureau. La Ville souhaite aussi que la ligne de trolleybus C3 devienne une ligne de tramway, afin de bénéficier réellement d’un site propre sur tout son parcours. Ce qui n’est toujours pas le cas à Villeurbanne et Lyon.
Le maire a aussi fait état des travaux en cours ou à venir sur les deux quartiers. Aux Grolières, Villeurbanne Est Habitat aménage l’avant de la résidence des 3 et 4 rue des Maraîchers (reprise du sol souple, clôture), Grand Lyon Habitat reprend les lieux de stockage des vides-ordures, SFHE a un projet de résidentialisation, de fermeture de l’accès parking et va installer des paraboles en toiture cet été et HMF entreprendra à l’automne la réfection de l’allée piétonne le long du 2 au 6 rue des Tilleuls et du 5 et 6 rue des Maraîchers. La Ville a créé un trottoir en enrobé à l’angle de la rue des Grolières et de la rue du Printemps, a posé des poteaux en béton pour limiter l’accès à la placette devant le LCR, a aménagé une aire de jeux avec des bancs à l’arrière des nouvelles constructions Semcoda et a repris la bordure de l’allée piétonne vers la promenade Lénine.
Aux Noirettes, l’Opac du Rhône souhaite araser la butte entre les tours 6 à 9 et la tour 10 et 11 chemin de la Ferme, va restructurer les locaux poubelles et reprendre les “casquettes” des entrées d’immeubles. Idem pour Villeurbanne Est habitat qui est aussi en train de réhabiliter ses immeubles, en renforçant l’efficacité énergétique. Pose d’arceaux, peinture des cages d’escaliers, remise en état de l’ancien local vide-ordures au 20 chemin de la Ferme et mise aux normes des blocs de secours dans les cages d’escaliers, sont au programme pour Grand Lyon Habitat. Quant à la Ville, elle refait le mail des Noirettes (bande goudronnée, plantations...), crée un terrain de boules entre les immeubles de Villeurbanne Est Habitat et ceux de l’Opac du Rhône, remettra en état le cheminement vers la placette et renforcera l’éclairage public sur l’ensemble du quartier.
Le maire a aussi fait le point sur le centre commercial du Mas du Taureau, qui doit être démoli dans le cadre du renouvellement urbain, afin d’être repositionné en pied d’immeuble, le long de l’avenue Maurice-Thorez, une fois que les immeubles de la Luère et des Echarmeaux, dont les habitants sont en cours de relogement, seront démolis. A terme, c’est-à-dire pas avant 2016-2017, le nouveau centre commercial comprendra une moyenne surface alimentaire et une quinzaine de commerces de proximité. En attendant, la municipalité entend maintenir l’activité commerciale et poursuivre l’entretien des espaces publics et de l’éclairage. Enfin, la Ville souhaite signer de nouveaux engagements avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) afin de terminer les équipements nécessaires au Mas (école et maison de quartier), mais aussi lancer une opération de renouvellement urbain aux Noirettes et aux Cervelières-Sauveteurs.
L’avenir de la Zone franche urbaine (ZFU)
“Quel est l’avenir de la Zone franche urbaine aux Noirettes ? ”, commençait un habitant. Ce dispositif national destiné à aider les entreprises arrive en effet à son terme fin 2010. “Et nous n’avons aucune information de l’Etat sur les suites à venir ”, regrettait le maire.
La sécurité des écoliers
“Le comité de locataires de la Semcoda avait demandé que soit refait le passage piéton face à la rue des Vergers , demandait une de ses représentantes. Et qu’y soit posté un agent de sécurité pour les enfants qui vont à l’école Gagarine ”. La Ville emploi une vingtaine d’agents de prévention scolaire. “Ils sont postés devant les écoles, mais on ne peut en mettre à chaque passage piéton , répondait Bernard Genin. Cela relève de l’éducation à la rue de la part des parents. L’école le fait aussi ”. Rappelant qu’avec des parents bénévoles, des écoles avaient mis en place un dispositif Pédibus pour conduire les enfants en toute sécurité à pied. Et invitait les parents d’élèves à se saisir de ce dispositif.
La propreté
“Chemin de la Ferme, les poubelles ne sont pas dans les containers, les gens se servent de sacs trop grands qui ne rentrent pas ”, faisait remarquer une locataire. “Il y a vraiment un problème de propreté aux Noirettes ”, renchérissait un autre. Concernant les containers, il ne peuvent en effet recevoir désormais que des sacs de 30 à 50 litres et non plus 110 litres comme avant. “Les bailleurs en ont informé les locataires par courrier, mais apparemment, certains ne respectent pas cette règle. Nous allons voir avec le bailleur et le Grand Lyon afin d’y remédier ”, indiquait le maire. Qui soulignait aussi les efforts faits, à travers des états des lieux croisés avec les habitants, les bailleurs, le Grand projet de ville (GPV) et la Ville pour repérer les dysfonctionnements dans le quartier et y apporter des solutions. “Nous essayons d’améliorer l’entretien avec une gestion mutualisée des espaces extérieurs ”.
Aménagement et stationnement
“Pourquoi a-t-on diminué les parkings rue des Maraîchers , se plaignait un habitant, le soir on ne peut plus se garer ”. Des parkings qui sont la propriété des bailleurs Grand Lyon Habitat et Villeurbanne Est Habitat. Le représentant de ce dernier, Pierre Chénel, expliquait : “On a adapté les parkings en installant des plots en béton pour éviter les rodéos, mais s’il manque des places, on peut les redimensionner ”. Pas étonnant que des parkings soient saturés, indiquait un autre habitant, car sur certains “l’éclairage public ne fonctionne plus. Les gens se rabattent donc vers les parkings éclairés ”. Un problème paradoxal pour le maire quand la Ville a engagé une action pour justement améliorer l’éclairage public sur ce quartier. Et d’encourager les locataires à saisir le service municipal de la Vie quotidienne sur ces problèmes.
Du stationnement supplémentaire, les représentants du comité de locataires CNL du chemin de la Ferme n’en veulent pas : “Grand Lyon Habitat et la Ville veulent araser la butte derrière notre bâtiment pour y faire un parking. Nous sommes contre. Les enfants demandent depuis longtemps un espace de jeux sur ce quartier. Vous décidez sans consulter les locataires ”. Ce à quoi Pierre Chénel répondait : “Les trois bailleurs du quartier travaillent ensemble avec la Ville et le Grand-Lyon pour améliorer les choses, que ce soit sur la circulation le stationnement ou la propreté. Actuellement, nous en sommes seulement à faire des propositions. Mais il faut bien reconnaître qu’on a besoin de solution pour les parkings. Il en manque et certains garages sont en très mauvais état et pas utilisables ”. Quand le maire précisait : “Il y a en effet un projet partenarial et c’est une bonne chose d’arriver à travailler ensemble pour résoudre les problèmes. Mais il y a aussi les habitants et les comités de locataires avec lesquels nous organiserons des rencontres pour leur faire des propositions, comme cela a toujours été fait ici ”. Précisant cependant qu’il y aurait des choix à faire, des priorités à définir.
Le LCR et les habitants
“Nous demandons depuis longtemps des informations sur le LCR des Grolières , réclamait une représentante des locataires de la Semcoda. Nous ne savons toujours pas comment il fonctionne administrativement et pourtant, c’est dans nos charges ! ”. Le LCR, ou Local collectif résidentiel, est municipal lui répondait Nassredine Hassani, élu à la Culture, à la Vie associative et aux Fêtes. “La Ville a une convention avec Médiactif qui en a la gestion. Vous n’avez pas à payer de charges là-dessus ”, indiquait-il. “Comment aujourd’hui les locataires peuvent-ils profiter de ce lieu ? ”, demandait un autre habitant. Le maire de préciser : “Une association peut très bien demander cette salle ”.

Commentaires