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Village : plus dense mais résidentiel et paysager
Deuxième rendez-vous des assemblées générales de quartier, le 29 avril au Village. La centaine de personnes présente a évoqué la petite enfance, la propreté, l’urbanisme mais surtout la densification du quartier, la circulation et le stationnement. Un groupe de travail doit même être constitué sur ce dernier point.
“Une ville ne se construit pas sans ses habitants”. Bernard Genin a entamé l’assemblée générale de quartier du village, jeudi 29 avril à l’école Langevin, en rappelant l’objectif de cette opération : faire vivre la démocratie locale. Après avoir rappelé les projets du quartier, en les replaçant dans une perspective communale, le maire a donné la parole aux habitants.
Une densification maîtrisée
De multiples constructions sont en cours dans le Village. Une densification sur laquelle de nombreux habitants ont interpelé le maire, Bernard Genin. “L’agglomération lyonnaise se développe. Vaulx, et donc le quartier du Village, doivent y participer”, a-t-il expliqué. D’où cette densification puisque “la volonté politique est d’éviter l’étalement de l’agglomération, de ne pas construire à 50 kilomètres du centre de Lyon”. Comme l’ont réclamé certains riverains, le maire a affirmé vouloir leur préserver “un cadre de vie résidentiel, villageois et paysager”. En ne construisant que des pavillons dans le Nord du Village et en allant jusqu’à geler tout programme dans sa partie Est. Il a par ailleurs assuré regarder les projets des promoteurs à la loupe. “En négociant, nous avons stoppé quelques constructions et, par exemple, obtenu à Lamaze que le promoteur ne fasse pas la deuxième tranche, qu’il avait pourtant prévue”.
Certains ont même demandé la création de zones pavillonnaires à Vaulx-en-Velin. Le maire leur a alors précisé que la réglementation mise en place par le Grand-Lyon dans son Plan local d’urbanisme (PLU) les rendait impossibles. “Je vous invite donc à agir auprès de l’agglomération pour qu’elle modifie son texte”, a-t-il ajouté
Pas assez de stationnements ?
La circulation et les parkings, voici l’autre sujet sensible évoqué au cours de la soirée. “La rue de la République va passer en zone bleue et le parking devant l’école Langevin (îlot Grandclément), serait porté à 60 places“, a précisé le maire. “Nous avons un programme pluriannuel d’investissement qui prévoit notamment de reprendre le carrefour République-Marcellin, de requalifier la rue Lakanal suite à la construction du grand collecteur et de créer des voies de desserte aux Barges, avec le prolongement de l’avenue du 19 mars, celui de l’avenue des Cerisiers étant abandonné”, a-t-il complété. Pourtant, les riverains se sont longuement plaints du manque de stationnements. “Plus de 121 logements ont été récemment créés, pour seulement 102 places. L’élargissement des trottoirs a également supprimé des emplacements”, a constaté un habitant. Une résidante de la rue Anatole-France ajoutant que certains automobilistes en profitaient pour s’y garer, quant ils n’utilisaient pas les places handicapés. “Je vais intervenir auprès de la Police nationale et demander à la Police municipale d’être plus répressive”, lui a répondu Bernard Genin. Avant de proposer, plutôt que d’apporter des réponses immédiates, le sujet étant vaste et complexe, de mettre en place un groupe de travail. Création d’une zone bleue, d’une zone 30 et plan de circulation : “Il étudiera la situation rue par rue”. Et pourrait se réunir une première fois avant l’été. Dans un domaine proche, un habitant a évoqué le projet de piste cyclable entre le Carré de Soie et le Grand Parc. Après avoir confirmé sa création, le maire a précisé que le débat avait porté sur la zone agricole. “Les maraîchers sont opposés à ce que la piste la traverse. Nous contournerons donc la zone“, a-t-il annoncé.
Zone agricole
Le maire a rappelé que la Ville désirait la redynamiser en la réorientant vers le maraîchage. “Nous lancerons une opération d’ici à cet été pour offrir, avec différents partenaires, des conditions satisfaisantes d’installation pour de nouveaux maraîchers. En leur proposant par exemple des locaux techniques”, a-t-il expliqué.
Patrimoine
On ne l’appelle pas Village pour rien. Le quartier a une identité et un patrimoine que la commune désire mettre en valeur. Le maire a ainsi évoqué le parc Elsa-Triolet, le cinéma Les Amphis et son théâtre de verdure qui doivent “assurer le lien avec la Grappinière”. En réponse à une question d’un habitant, il a assuré que dans le cadre de la requalification de la rue de la République, le pôle culturel qui comprend notamment le conservatoire de musique et la bibliothèque Paul-Eluard, ne serait pas démoli. Quant au château, il sera valorisé, et une coulée verte le reliera dans quelques années à la zone agricole.
Enfance
“Que ce soit en crèche ou en faisant appel à une assistante maternelle le Village manque de places d’accueil”, a regretté une jeune maman. En plus de l’extension de “L’Orange bleue”, le maire a expliqué qu’une rencontre était prévue entre les différents partenaires sur la création d’un relais d’assistantes maternelles et l’avenir de “L’Arbre qui chante”. Par ailleurs la clinique de l’Union qui avait programmé la fermeture de sa maternité a abandonné ce projet. “La maternité reste ici !”, a lancé Bernard Genin. Qui a profité de cette assemblé générale de quartier pour annoncer que la maternelle Cachin accueillerait une classe supplémentaire à la rentrée 2010. “Différentes constructions et réhabilitations sont prévues par la suite”, a complété le maire en précisant que le projet à Grandclément comprenait la création d’une cantine scolaire.
Nettoyage
Plusieurs riverains ont regretté le manque de propreté de leur quartier. “L’agglomération lyonnaise se développe, il y a donc de plus en plus de mètres carrés à nettoyer. Une tâche qui incombe au Grand-Lyon. Or, malheureusement, il n’y a pas plus de cantonniers”, a regretté le maire, en prenant l’exemple du Carré de Soie qui n’a pas engendré d’augmentation de personnel de nettoyage.
Commerces
Lors de son implantation, l’enseigne Grand Frais s’était engagée à ne rester ouverte le dimanche matin que jusqu’au 31 mars. Or elle persiste dans son activité dominicale. “Vous deviez écrire au préfet Monsieur le maire, avez-vous des nouvelles”, a questionné une habitante. “Les dirigeants du magasin se sont mis en dehors de la loi et préfèrent effectivement payer des amandes”, a déploré Bernard Genin, expliquant que sa seule possibilité était de demander des contrôles de l’inspection du travail. “Je n’ai pour l’instant pas reçu de réponse du préfet”, a-t-il reconnu. Cependant, le premier magistrat a souligné que comme chacun l’espérait lors de son ouverture, Grand Frais était devenu une locomotive pour le commerce dans le Village. “Avec l’association de commerçants nous agissons d’ailleurs pour faire venir de nouvelles enseignes, diverses, et de proximité“, a-t-il ajouté. Avant d’aborder l’avenir du marché forain du dimanche matin. Le maire a envisagé de l’orienter vers un marché de producteurs, et de favoriser bien sûr son accès aux maraîchers de la zone agricole vaudaise, en pleine phase de redynamisation.
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