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Enfin du concret à la Grappinière
Différents projets doivent donner un nouveau visage au quartier. Alors que la déconstruction du bâtiment “des instituteurs” doit entrer dans sa phase visible,
, les travaux de résidentialisation de bâtiments gérés par Grand-Lyon Habitat sont quasiment terminés.
Savoir s’armer de patience. En matière d’urbanisme notamment. Alors que les premières réunions de concertation du projet de renouvellement urbain à la Grappinière remontent à presque cinq ans, les premiers coups de pelleteuse vont être donnés au cours du mois de février. La déconstruction du bâtiment dit “des instituteurs”, à côté du centre Jean-Moulin, a commencé au début du mois de janvier par les tâches les moins spectaculaires. Après l’obligatoire désamiantage, tous les matériaux qui pouvaient l’être ont été enlevés, comme les tuyauteries, les meubles tels que les éviers et lavabos ou encore les boiseries. Interviendra alors la démolition proprement dite, par grignotage. C’est une grue qui devrait venir à bout de ce bâtiment de deux étages. Les travaux devraient débuter à la mi-février et durer un mois. Les terrains libérés devraient ensuite être acquis par le Grand-Lyon.
Le projet de rénovation urbaine doit permettre au quartier de retrouver son attractivité et de conforter son caractère vert. Dans les prochaines années, ce sont 200 logements qui seront construits, maisons de ville et petits immeubles. Le centre commercial devrait lui être réaménagé.
Parallèlement, Grand-Lyon Habitat mène un programme de résidentialisation des bâtiments K, L et M qu’il possède à la Grappinière. Le chantier, démarré en juin 2009, est pratiquement achevé et se termine par la pose de clôtures extérieures. Les halls ont été ouverts sur les jardins, les boîtes aux lettres et les corbeilles à papier remplacées, les murs peints, l'électricité reprise et les accès aux caves sécurisés. Pour les espaces extérieurs, il s’est agi de pose de clôtures et de plantation de haies arbustives le long des rues Pierre-Cot et Jean-Moulin et de la pose de portillons permettant l’accès libre aux jardins des bâtiments K et L depuis ces mêmes rues. Pour permettre un accès confortable à la rue Pierre-Cot, des emmarchements ont été créés au fond des rues Pierre-Ducognon et Stanislas-Bozi. Sans oublier la plantation de haies entre les jardins et les places de stationnement, la suppression des arceaux métalliques au fond des places de stationnement et la pose de bornes devant les halls pour empêcher le stationnement gênant et protéger la sortie des piétons. Les enfants ne sont pas en reste puisque des aires de jeux ont été implantées dans les jardins des bâtiments L et M. Ces travaux, d’un coût de 670 000 euros ont été financés à 47 % par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et n’auront pas d’impact sur le loyer des locataires.
S.L
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